• December 15, 2019
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“We only have life by giving it,” said Pope Francis this morning, receiving in the Blessing Room the 1,000 or so participants of an international meeting organized by the Pontifical Council for the Promotion of the New Evangelization on the theme “The Church in Exit. Reception and perspectives of Evangelii Gaudium “.

In the recently restored Hall of Blessings, above the Basilica of St. Peter, the Pope returned to the essence of his apostolic exhortation on the joy of the Gospel, published six years ago, in front of a parterre cardinals, bishops, priests, deacons, seminarians, consecrated and laity, from all over Syria, in Canada, from Colombia to the Philippines to attend the meeting organized by Bishop Fisichella, President of the Pontifical Council for the Promotion of the New evangelization.

“The joy of the Gospel springs from the meeting with Jesus,” said François. This encounter “floods” with love, and “when we allow God to lead us beyond ourselves,” life changes: “we come to our being the most true. Here lies the source of evangelizing action. This is how the evangelization with Mary Magdalene began, says the Pope. His grief at having lost his Master turned into joy and solitude into consolation, after his meeting with the risen Jesus, whose love “never disappoints, never gives up even in the face of death, and gives the strength of to find the best of oneself “. She evangelized then the apostles.

We need guardian angels

Evangelii Gaudium, at the heart of François’ pontificate

Today, “the nostalgia of God, of infinite and true love, is rooted in the heart of every man,” says the Pope. It must be resuscitated and for this “we need angels (…) in the flesh” which as Mary Magdalene did, dry the tears and say in the name of Jesus: “Do not be afraid! “(See Mt 28,5). For Francis, the evangelizers are indeed like guardian angels, “messengers of good who do not give ready answers”, but who walk with people, becoming their traveling companion.

Faced with pain, betrayal, loneliness or other types of anxiety, “recipes and precepts are not enough”. The Pope dreams of angels who stop passing as if nothing had happened next to people, “because of the indifference we breathe and the consumerism that flattened us”, but who know how to identify in the heart of each need the God of love.

Do not leave anyone behind

The evangelizers are thus on the road, “in search of others”. They cannot leave anyone behind, at a distance. They cannot, says the Pope, shut themselves up in “their small group of comfortable relations”. For Francis, those who proclaim do not seek to flee the world, because the Lord loved him so much that he gave himself in person to save him. The evangelizer “knows no enemies, only journeymen”. He does not stand like a master, “the closeness of Jesus is never denied to anyone.”

There are no other priorities than proclaiming the Resurrection, “the kerygma of hope,” with simplicity and agility. The Church must be free and not wait for a return on investment. The Pope encourages his interlocutors to move forward without fear of making mistakes or taking new paths. Poverty is not an obstacle, the Pope recalls, but precious instruments, because the grace of God likes to manifest itself in weakness (2 Cor 12: 9). Francis thus invites everyone to remain certain that God can act in all circumstances, “even in the midst of apparent failures”. No act of love for God is lost.

No to defeatism

The Pope invites finally to remember the first Christians, who were persecuted but never complained. “Let us not be saddened by what is not right, by works, by misunderstandings: they are small things in the face of” the sublimity of the knowledge of Christ Jesus our Lord “. One must also avoid being “infected by defeatism”. In order never to be robbed of the enthusiasm of the Gospel, the Pope recommends invoking the Holy Spirit every day, “a spirit of joy that keeps alive missionary ardor; makes life a story of love with God, and invites us to attract the world only with love and to discover that life can only be possessed by his gift.

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«On ne possède la vie qu’en la donnant», a assuré le Pape François ce matin en recevant dans la salle des Bénédictions, les quelques 1 000 participants d’une rencontre internationale organisée par le Conseil pontifical pour la Promotion de la Nouvelle évangélisation sur le thème «L’Église en sortie. Réception et perspectives d’Evangelii gaudium».

Dans la salle des Bénédictions tout juste restaurée, au-dessus de la basilique Saint-Pierre, le Pape est revenu sur l’essence de son exhortation apostolique sur la joie de l’Évangile, publiée il y a six ans, devant un parterre de cardinaux, évêques, prêtres, diacres, séminaristes, consacrés et laïcs, venus de toutes parts, de la Syrie au Canada, de la Colombie aux Philippines pour participer à la rencontre organisée par Mgr Fisichella, président du Conseil pontifical pour la Promotion de la Nouvelle évangélisation.

«La joie de l’Évangile jaillit de la rencontre avec Jésus» a rappelé François. Cette rencontre «inonde» d’amour, et «quand nous permettons à Dieu de nous conduire au-delà de nous-mêmes», la vie change: «nous parvenons à notre être le plus vrai. Là se trouve la source de l’action évangélisatrice». C’est d’ailleurs ainsi que commença l’évangélisation avec Marie Madeleine, souligne le Pape. Sa douleur d’avoir perdu son Maître s’est transformée en joie et sa solitude en consolation, après sa rencontre avec Jésus ressuscité, dont l’amour «ne déçoit jamais, n’abandonne jamais même face à la mort, donne la force de trouver le meilleur de soi». Elle évangélisa alors les apôtres.

Nous avons besoin d’anges gardiens

Evangelii Gaudium, au cœur du pontificat de François

Aujourd’hui, «la nostalgie de Dieu, d’un amour infini et vrai, est enracinée dans le cœur de chaque homme», estime le Pape. Il faut donc la réanimer et pour cela «nous avons besoin d’anges (…) en chair et en os » qui comme l’a fait jadis Marie Madeleine, sèchent les larmes et disent au nom de Jésus :”N’ayez pas peur ! ” (cf. Mt 28, 5). Pour François, les évangélisateurs sont en effet comme des anges gardiens, «des messagers du bien qui ne donnent pas de réponses toutes faites», mais qui cheminent avec les gens, devenant leur compagnon de voyage.

Face à la douleur, la trahison, la solitude ou autre type d’angoisses, «les recettes et les préceptes ne suffisent pas». Le Pape rêve d’anges qui cessent de passer comme si de rien n’était à côté des gens, «à cause de l’indifférence que nous respirons et du consumérisme qui nous aplatit», mais qui savent repérer dans le cœur de chacun ce besoin du Dieu d’amour.

Ne laisser personne en arrière

Les évangélisateurs sont ainsi sur la route, «à la recherche des autres».  Ils ne peuvent ainsi laisser personne derrière eux, à distance. Ils ne peuvent, dit le Pape, s’enfermer dans «leur petit groupe de relations confortables». Pour François, ceux qui proclament ne cherchent pas à fuir le monde, parce que le Seigneur l’a tant aimé qu’il s’est donné en personne pour le sauver. L’évangélisateur «ne connaît pas d’ennemis, seulement des compagnons de voyage». Il ne se tient pas comme un maître, «la proximité de Jésus n’est jamais refusée à personne

Il n’y a pas d’autres priorités que celle de proclamer la Résurrection, «le kérygme de l’espérance», avec simplicité et agilité. L’Église doit être libre et ne pas attendre un retour sur investissement. Le Pape encourage ses interlocuteurs à aller de l’avant sans craindre de faire des erreurs ou d’emprunter de nouvelles voies. Les pauvretés ne sont pas des obstacles, rappelle le Pape mais des instruments précieux, parce que la grâce de Dieu aime se manifester dans la faiblesse (cf. 2 Co 12, 9). François invite ainsi chacun à demeurer certain que Dieu peut agir en toutes circonstances, «même au milieu d’échecs apparents». Aucun acte d’amour pour Dieu n’est perdu.

Non au défaitisme

Le Pape invite enfin à faire mémoire des premiers chrétiens, eux qui étaient persécutés mais qui jamais ne se sont plaints. «Ne soyons donc pas attristés par ce qui ne va pas bien, par les travaux, par les malentendus : ce sont de petites choses face à “la sublimité de la connaissance du Christ Jésus notre Seigneur”». Il faut également éviter de se laisser «infecter par le défaitisme». Pour ne jamais se laisser voler l’enthousiasme de l’Évangile, le Pape recommande d’invoquer chaque jour l’Esprit Saint, «un Esprit de joie qui maintient vivante l’ardeur missionnaire ; fait de la vie une histoire d’amour avec Dieu, et nous invite à attirer le monde seulement avec amour et à découvrir que la vie ne peut se posséder que par son don».

 

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