• March 30, 2020
0 Comments

print
In our desire to articulate the current hatred issuing from the Moslem world, RECOWACERAO NEWS wonders if there will be an end to this antagonism culminating into serial killings by the Moslem extremists. Our news crew joyfully stumble on what one may describe as a miracle of the century. A priest in Togo who is the son of an Imam ended up a Catholic priest.

Father Amadou Kisito Togo is the parish priest of Mopti Cathedral in central Mali, the theater since 2012, of community clashes between Dogons and Fulani.

Priest, son of an imam, seduced by Christianity thanks to a booklet donated by the son of a Protestant pastor, Father Amadou Kizito Togo, 53, is a living symbol of interreligious dialogue.

And that is good, since he is the parish priest of Mopti Cathedral, in central Mali, a region tormented by the onslaught of jihadists who stir up religious and intercommunity antagonisms.

Since 2012, the Dogon country has been shaken by inter-community violence with a religious connotation between Fulani and Dogons. These reached their peak in 2019 with two very bloody attacks. On March 23, in Ogossagou, in the Mopti region, a predominantly Fulani and Muslim locality, unidentified men dressed in the traditional dress of hunters from the Dogon community, armed with rifles and perched on motorcycles, killed 160 people. On the night of June 9, unidentified armed individuals attacked the village of Sobane (still in the Mopti region), mainly populated by Catholics: 35 people including 24 children were killed.

“Religion has been used a lot in recent years because, during my childhood, the Dogons and the Peuls lived in good intelligence, they were complementary,” said Father Togo. In my father’s fields, he lived a little. My father brought water to his animals and they gave him fertilizer for his crops. ”

But he recognizes that the situation is currently tense. “Last Saturday, January 25, one of my catechists called me to tell me that the jihadists burned the bars next to the church and threatened to return to burn the religious building. I asked him to leave. ”

Amadou Kisitio Togo was born on January 1, 1967. “When I was born, my father gave me the name of Amadou and at my baptism, 13 years later, I took the name of Kizito”, explains the.

His father was called Abdourahmane Togo and his mother, Aminata. The Togo family lived in Satèm, 150 km from Mopti. But young Amadou left the family fold soon enough to go to school.

He was sent to the locality of Pel, a few dozen kilometers from Satèm, to his father’s sister. She is Catholic, as is her husband who is a catechist. “I don’t think this aspect influenced my conversion to Christianity,” he says. The boy also attended a boarding school where the residents were Muslim and Christian.

“At school, Muslims were exempt from the catechism, but I wanted to attend because I was interested. The decisive factor in my conversion was that one of my comrades offered me a small booklet which contained the Gospel according to Saint Luke. His name was Manasseh Gana and was the son of a Protestant pastor. The book said that God is good and powerful and that won me over. ”

A few years later, in 1980, Amadou Togo was baptized under the name of Kisito.

For this baptism, his father was not present. “I was baptized on May 25, I didn’t know how to raise the subject with him. But I know he knew it. ”

In as subtle as it is delicate, Abdourahmane Togo, the imam, hands the pole to his son so that he can speak about his conversion. “One day he said to me: normally Christians pray and make the sign of the cross before eating but some Christians do anything, they do not pray. I understood the tacit reproach. The next meal, I made the sign of the cross and prayed. He said nothing more. ”

In fact, between father and son, feelings are expressed in half-words with great modesty. When Abdourahmane Togo learns that his son wants to become a priest, he does not object either. He just gives her an implicit warning. “I don’t like shame.” Which meant in the mouth of the patriarch that the seminarian should go after this experience because at the time, leaving the seminary without becoming a priest was not necessarily seen well.

The call to become a priest

For the young Dogon, the call to become a priest came at the same time as baptism. He then joined the minor seminary of San.

A few years later, on September 11, 1993, he was ordained a priest before being sent on a mission to several localities in the diocese of Mopti. From 2001 to 2004, he was sent to study in Rome where he graduated in Church history. He then returned to Mali to teach for 4 years. Between 2008 and 2011, he made his second study trip to Rome and spent a doctoral thesis on the evangelization of Dogon country.

Between 2011-2017, he was rector and teacher at the Saint-Augustin major seminary in Bamako. Since 2017, he has been a parish priest of Mopti Cathedral.

xxxxxxxxxx

Dans notre désir d’articuler la haine actuelle émanant du monde musulman, RECOWACERAO NEWS se demande s’il y aura une fin à cet antagonisme qui aboutira à des meurtres en série par les extrémistes musulmans. Notre équipe de presse tombe joyeusement sur ce que l’on peut décrire comme un miracle du siècle. Un prêtre au Togo, fils d’un imam, a fini par devenir prêtre catholique.

Le père Amadou Kisito Togo est curé de la cathédrale de Mopti, dans le centre du Mali, théâtre depuis 2012, d’affrontements communautaires entre dogons et peuls.

Prêtre, fils d’imam, séduit par le christianisme grâce à un livret offert par le fils d’un pasteur protestant, le père Amadou Kizito Togo, 53 ans, est un symbole vivant du dialogue interreligieux.

Et cela tombe bien, puisqu’il est curé de la cathédrale de Mopti, au centre du Mali, une région tourmentée par les assauts des djihadistes qui attisent des antagonismes religieux et intercommunautaires.

Depuis 2012, le pays dogon est en effet secoué par des violences intercommunautaires à connotation religieuse entre peuls et dogons. Celles-ci ont atteint leur paroxysme en 2019 avec deux attaques très sanglantes. Le 23 mars, à Ogossagou, dans la région de Mopti, localité majoritairement peule et musulmane, des inconnus habillés en tenue traditionnelle de chasseurs de la communauté dogon, armés de fusils et juchés sur des motos, ont tué 160 personnes. Dans la nuit du 9 juin, des individus armés non identifiés ont attaqué le village de Sobane (toujours dans la région de Mopti) majoritairement peuplé de catholiques : 35 personnes dont 24 enfants ont été tués.

« La religion a beaucoup été instrumentalisée dans ces dernières années car pendant mon enfance, les dogons et les peuls vivaient en bonne intelligence, ils étaient complémentaires, fait remarquer le père Togo. Dans les champs de mon père, vivait un peul. Mon père apportait de l’eau à ses bêtes et celles-ci lui donnaient de l’engrais pour ses cultures ».

Mais il reconnaît qu’actuellement la situation est tendue. « Samedi dernier [Le 25 janvier NDLR], un de mes catéchistes m’a appelé pour me dire que les djihadistes ont brûlé les bars qui étaient à côté de l’église et menacé de revenir pour brûler l’édifice religieux. Je lui ai demandé quitter les lieux. »

Amadou Kisitio Togo est né le 1er janvier 1967. « Quand je suis né, mon père m’a donné le nom d’Amadou et à mon baptême, 13 ans plus tard, j’ai pris le nom de Kizito », explique-t-il.

Son père s’appelait Abdourahmane Togo et sa mère, Aminata. La famille Togo vivait à Satèm, à 150 km de Mopti. Mais le jeune Amadou quitte assez tôt le giron familial pour être scolarisé.

Il est envoyé dans la localité de Pel, à quelques dizaines de kilomètres de Satèm, chez la sœur de son père. Celle-ci est catholique, de même que son mari qui est catéchiste. « Je ne crois pas que cet aspect a influencé ma conversion au christianisme », précise-t-il. Le garçon fréquentait, en outre, un internat où les pensionnaires étaient musulmans et chrétiens.

« À l’école, les musulmans étaient dispensés de catéchisme mais je tenais à y assister parce que cela m’intéressait. L’élément décisif de ma conversion a été qu’un de mes camarades m’a offert un petit livret qui contenait l’Évangile selon Saint-Luc. Il s’appelait Manassé Gana et était le fils d’un pasteur protestant. Le livre disait que Dieu est bon et puissant et cela m’a séduit ».

Quelques années plus tard, en 1980, Amadou Togo est baptisé sous le nom de Kisito.

Pour ce baptême, son père n’était pas présent. « J’ai été baptisé le 25 mai, je ne savais pas comment aborder le sujet avec lui. Mais je sais qu’il le savait ».

De manière aussi subtile que délicate, Abdourahmane Togo, l’imam,tend la perche à son fils pour qu’il s’exprime sur sa conversion. « Un jour il m’a dit : normalement les chrétiens prient et font le signe de croix avant de manger mais certains chrétiens font n’importe quoi, ils ne prient pas. J’ai compris le reproche tacite. Le repas d’après, j’ai fait le signe de croix et j’ai prié. Il n’a plus rien dit. »

De fait, entre le père et le fils, les sentiments s’expriment à demi-mot avec une grande pudeur. Quand Abdourahmane Togo apprend que son fils veut devenir prêtre, il ne s’y oppose pas non plus. Il lui adresse juste une mise en garde implicite. « Je n’aime pas la honte ». Ce qui signifiait dans la bouche du patriarche que le séminariste devrait aller au bout de cette expérience parce qu’à l’époque, sortir du séminaire sans devenir prêtre n’était pas forcément bien vu.

L’appel à devenir prêtre

Pour le jeune dogon, l’appel à devenir prêtre est intervenu en même temps que le baptême. Il intègre ensuite le petit séminaire de San.

Quelques années plus tard, le 11 septembre 1993, il est ordonné prêtre avant d’être envoyé en mission dans plusieurs localités du diocèse de Mopti. De 2001 à 2004, il est envoyé aux études à Rome où il passe une licence en histoire de l’Église. Il retourne ensuite au Mali pour enseigner pendant 4 ans. Entre 2008 à 2011, il effectue son second voyage d’études à Rome et passe une thèse de doctorat qui a porté sur l’évangélisation du pays dogon.

Entre 2011-2017, il est recteur et enseignant au grand séminaire Saint-Augustin à Bamako. Depuis 2017, il est curé de la cathédrale de Mopti.

Rev. Fr. George Nwachukwu

Author

info@recowacerao.org
RECOWACERAO NEWS AGENCY (RECONA) a été créé par le Révérend Père George Nwachukwu, le directeur de la communication de RECOWA-CERAO. Il s'agit d'une agence de presse catholique internationale uniquement au service de l'Église dans la sous-région ouest-africaine. Ce moyen médiatique attaché au bureau de RECOWACERAO a pour objectif de raconter l'histoire de l'Afrique en fournissant une couverture médiatique de tous les événements pertinents sur le continent africain, en donnant de la visibilité à la Conférence épiscopale ouest-africaine, aux activités de l'Église à travers l'Afrique, à la Cité du Vatican et le monde en général.
EnglishFrançaisPortuguês
Wordpress Social Share Plugin powered by Ultimatelysocial
Instagram
Back to top